Rhum Fest Marseille 2016

Ça y est, le sud a son Rhum Fest, à Marseille, c’était du 06/11/2016 au 07/11/2016 (une journée public et une journée pro).

Retour sur la journée public

Autant le dire de suite, le Rhum Fest marseillais est (bien) plus petit que son grand frère parisien. Une seule journée suffit a en faire le tour, tout en prenant son temps, malheureusement, il manque des “grands” noms a cette messe annuelle du rhum.

Mais ne soyons pas si pessimiste ! C’est quand même une belle réussite d’amener un tel salon 100% rhum dans le sud, et il faut l’avouer, il a eu une très bonne affluence. Ce qui ne peut présager que du positif pour les éditions suivantes !

Bon, et si on parlais rhum un peu ….

Tour d’horizon de nos deux salles :

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Je commence mon tour par la salle de droite, et je me dit que je vais commencer par une nouveauté, un ron du Salvador (le premier même de ce pays), CIHUATAN (Licorera Cihuatán) , un rhum de mélasse , vieilli en solera, dont le plus vieux rhum à 8 ans , impossible de savoir le pourcentage de répartition de ce 8 ans dans l’assemblage , bref impossible d’en apprendre beaucoup plus…

 

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Au nez, c’est du caramel brulé, avec une pointe de café, la bouche me confirme ce côté très café et étonnant (on me dit Dictador … ?). La responsable du salon me coupe direct, et me dit, c’est normal ce gout de café, car la plantation de canne, est juste a côté de la plantation de café du groupe ! Mais c’est bizarre, je trouve aucune information sur cette fameuse Licorera Cihuatán  et de son café… À part qu’elle est liée à une grosse sucrerie : Ingenio La Cabaña… Je ne vais pas rentrer plus dans les détails, ce n’est pas le but de l’article.
Ha, en voila une explication originale, pourquoi pas, il me fait ensuite savoir qu’un packaging sera proposé avec la bouteille et un sachet de café, bon, admettons.

Je disais donc que la bouche est pleine de café et de caramel, et le final, très court, reste sur ces notes légèrement sucré, pour conclure, un nouveau ron de plus sur le marché déjà bien encombré, c’est classique, c’est pas non plus sucré a mort, il faut l’admettre, mais ça manque d’identité et de complexité, ça reste une porte d’entrée agréable chez les rons.

Stand suivant, avec une bouteille qui me saute au yeux, le Wild Tiger. Voilà un rhum qui a pas fait dans la dentelle niveau packaging/marketing.

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C’est donc un rhum indien , mais dont l’histoire est touchante. Les bénéfices des ventes seront reversés pour la sauvegarde des tigres en indes! Ha bah mince ! On me l’avais jamais faite celle là! J’espère pouvoir contribuer à la protection des tigres alors !

Pour l’histoire du rhum, c’est un blend de molasses indiennes distillées en colonne et vieilli en fût de chêne américains ayant contenu du bourbon, mais aucune information sur l’age… Aïe !
Bon et il nous grogne quoi ce rhum alors ?
Malheureusement, pas grand chose, c’est plat, c’est creux, c’est pas fou, ça ce laisse boire mais rien ne nous marque les esprits, bon… Je comprend maintenant pourquoi tout est mis dans le packaging, c’est une belle bouteille a mettre sur son étagère, tout en permettant de faire une bonne action en l’achetant, fin de l’histoire… Stand suivant…

Longueteau ! Ha! Voilà un stand que je connais et que j’affectionne pour leurs blancs de haute voltige. François tient le stand d’une main de maître, et comme à son habitude n’est pas avare en paroles et informations. C’est toujours un plaisir de discuter avec quelqu’un de passionné comme lui. D’ailleurs une interview de François ne devrait plus tarder a paraître dans nos colonnes 🙂

Bon, toutes la gamme de vieux est présente, VS/VSOP/Grande réserve 2004 /XO, je les connais, et je vais faire l’impasse sur leur dégustation, histoire de pas trop user les papilles.

Côté blanc, toute la gamme est une nouvelle fois présente, mais il y a surtout LA nouveauté, le futur blanc brut d’alambic, le GENESIS, une petite fusée qui titre à 75,5 %, serait-ce le Neisson Esprit de Guadeloupe ?

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Allons voir ça, mais avant d’attaquer la grosse bête, François me sert d’abord de la parcellaire n°1, qui est sur le côté salin et iodé. Pas trop marqué mais d’une richesse incroyable. Vient ensuite la N°9. Plus sur le côté minéral tout en gardant cette palette d’arôme incroyable pour un blanc. Définitivement, la meilleure pour moi.

Il faut savoir que ces blancs viennent d’une unique parcelle sur le domaine Longueteau, la n°1 est plus proche de la mer alors que la n°9 est dans les terres. Toutes les deux sont issus de cannes rouges et c’est donc un vrai travail sur le terroir.

Allez, c’est parti pour le GENESIS, et la c’est la claque. Malgré toute cette puissance, l’alcool est superbement intégré! La canne vient nous secouer les papilles tout en s’ouvrant sur un bouquet de fraîcheur et de saveurs. Et un final prenant qui ne s’arrête jamais, jamais, jamais… Voilà un blanc de dégustation pur, exit le citron et le sucre pour en savourer toute sa richesse. Bien sur, un ti’punch bien dosé avec ce blanc devrait être tout aussi magique, mais à mon avis, il faut le boire pur en tant que rhum de dégustation.

Je ne peux que saluer le travail remarquable des équipes Longueteau pour être aussi doué sur les blancs.

Bon, mince quoi, que faire, que boire après une telle claque, c’était le troisième stand…

Ha, mais que vois je en face ? le stand ISSAN, un rhum de Thaïlande produit par un français expatrié, David, qui nous as gratifié d’un interview : https://www.rhumclubfrancophone.fr/interview-issan-rhum-david-giallorenzo/

Là, il me fait le plaisir de me servir un verre de son nouveau batch. Pour moi c’est vraiment un blanc qui sort de l’ordinaire, frais mais rugueux, on est pas dans les standard d’un rhum blanc agricole AOC de martinique. On est ailleurs, et c’est réussi… Mais, car il y a toujours un mais, il manque de la longueur, du pep’s, des watts , cruelle loi thaïlandaise qui interdit de vendre et d’exporter de l’alcool à plus de 40 degrés.
Bien évidemment, David a en catimini une petite fiole de son brut d’alambic, vivement qu’il puisse être commercialisé…

Bon, après tout ces blancs, il me faut un peu de vieux dans le gosier, et je tombe sur le stand d’une nouveauté, Pacto Navio. Hum, un rhum cubain de la maison Havanna, c’est le 7 ans de chez eux, affiné en fut de sauternes pour quelques mois.

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Je tente ma chance, je ne connais pas vraiment le 7 ans de chez Havanna Club donc difficile d’en faire une comparaison, mais c’est rond et doux, porté sur la cannelle et la vanille, et un final moyen… Moyen, oui voila la conclusion que je peux en tirer, correct mais plus, ça rejoint un peu tous les rones du genre malheureusement, il leur manque de L’IDENTITÉ !

Mais que vois-je à coté, Bologne , cool, je voulais goûter leur nouveau black cane et leur XO, et ils y sont … allons-y !

Black Cane 2016, plus de bouteilles produites que l’an dernier pour répondre à la demande, une bonne chose, mais ce black cane c’est quoi ?

C’est un mono variétal, issu de la canne noire, une canne apparemment très fragile et qui ne donne pas beaucoup de jus, mais qui est extrêmement aromatique, et c’est bien vrai, j’avais adoré le précédent black cane, j’aime tout autant celui la, les amateurs de la précédente édition ne seront pas dérouté, c’est toujours aussi frais et plaisant… Ha, je vais m’en reprendre une bouteille 🙂
Bon et les vieux alors ?
Je commence par le VSOP, c’est super bien fait, ça sent la canne , on est vraiment sur de très belles notes de fruits confit, la bouche continue la lancée du nez et des fruits confits, le tout nous offre un final long et savoureux,  c’est beau.
Le XO maintenant, le nez est plus fort et plus rugueux que le VSOP mais on reste sur des notes similaires, en gros c’est le VSOP mais en plus vieux, pas forcement mieux, mais différent, en tout cas, j’ai vraiment accroché a leur gamme de vieux, étonnant et enivrant.

Je quitte la salle de droite pour me diriger vers le salon central et découvrir la marque “Les bienheureux”, qui me présente un ron guatémaltèque, “El Pasador de Oro”, assemblage de rhum vieux âgés de 8 à 15 ans puis affiné dans des fûts de Cognac. Le représentant me dit clairement que c’est un rhum fait pour être facile a boire (et a vendre), le ton est donné.

 

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Pas de surprise, la ligne marketing est respectée, très/trop facile à boire, sans grande complexité, le tout masqué par une petite louche de sucre à la Zaccapa. Encore un ron qui ressemble à un autre, pas de surprise (ni bonne, ni mauvaise), mais la carafe est jolie !

Le représentant me fait découvrir ensuite une cachaça bio du Brésil, Parali, distillé en pot still, me voila surpris, et ça donne quoi ? ça donne très bien, c’est plein de canne au nez, c’est d’une fraîcheur inattendue et pleins de saveurs… voila mon agréable surprise de la journée !

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Bon, me voila en face du stand de Lazy Dodo. Mais si, vous savez? Ce nouveau rhum de l’île Maurice qui fait beaucoup de tapage marketing sur les réseaux sociaux. Alors bien évidemment, cela étaie ma curiosité !

Alors ça vient d’où ? c’est fait à la distillerie Gray’s, qui produit aussi New Grove (que j’affectionne vraiment), alors ma curiosité est passée au cran supérieur. Vite, servez moi un verre !
Et quand l’attente est trop haute, la chute est douloureuse il parait, et forcement j’y ai perdu des plumes… Ça sent l’orange, ça goûte l’orange, arghhh, mais y’as du rhum dedans ou bien ?

Devant mon effroi, la représentante me dit que si on y trouve un gout d’agrumes, c’est normal, car les levures utilisées pour la fermentation sont faites à partir d’agrumes… ha ouais, mais non, stop, faut plus faire, ni dire, ce genre de chose, nous y voila je suis donc à terre suite à ma longue chute…
Quand on parle d’agrumes, vous allez me dire Don Papa (c’est vous qui le dite hein), alors oui, nous voici avec notre Don Papa mauricien, autrement dit, je suis affreusement déçu de ce rhum 100% marketing fait par une une distillerie que j’affectionne particulièrement en plus…

Allez vite, je m’en vais de la, faut que je passe à autre chose, une valeur sûre… Nous y voila alors, Saint James. Quoi de mieux pour commencer cette nouvelle salle.

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Les classiques 7/12/15 ans sont en dégustation, ainsi que la cuvée d’excellence et la cuvée quintessence. Allez, je ne vais pas faire toute la gamme, mes papilles commence à faiblir et il me reste d’autres stands à faire… Allons y pour une Quintessence, haaa, me voila dans du rhum, du vrai, un beau boisé et de belle notes épicé se trouve dans mon verre, je m’y perd un peu dedans, histoire de me remettre dans le droit chemin, c’est bon, très bon, une belle longueur domine également, merci!

Allez, restons dans l’agricole et passons du côté de Trois Rivières. Encore une fois une belle palette représentative de la marque est en dégustation, mais j’ai une déception, une grosse même , l’absence de la nouvelle cuvée Oman. Et ma déception est encore plus grande, quand j’ai appris que cette cuvée Oman était en dégustation le lendemain, pour la journée réservé aux “pros”.

Trois Rivières, c’est les clients qu’il faut séduire aussi, pas uniquement les revendeurs de votre produit… cette politique m’exaspère !

 

 

Connaissant presque toute la gamme, je demande une lampée du 2000, que je connais pas, et bien, c’est net et sans fioritures, c’est du Trois Rivières dans sa splendeur  le bouquet d’épices si propre à la marque fait surface d’entrée de jeu, et il laissa sa place au boisé qui a fait la renommé de Trois Rivières, je préfère tout de même le 1995 (et mon top Trois Rivières : Le 1998 Maison Du Rhum), plus en forme et plus fougueux, mais ce 2000 reste , encore une fois, un très bon millésime de la marque.

Stand voisin, marque voisine, La Mauny, depuis le renouveau de la marque opéré il y a deux ans (nouvelle identité graphique, nouveau packaging, nouvelle cuvée), je dois dire qu’il font du bon travail, en étant assez imaginatif.

Voila quelque chose que je voulais goûter depuis un moment, la nouvelle cuvée du nouveau monde. Assemblage de douze cuvées de quatre millésimes, et bien , je suis agréablement surpris. Elle est plutôt ronde, mais avec une attaque franche, bien boisé, il lui manquera un peu de longueur pour avoir quelque chose de très bon.
Malheureusement son prix (plus de 150 €) fait que je ne pourrais pas la conseiller pour son rapport qualité/prix. On trouve des choses meilleures et moins cher.  Cela reste toutefois une bonne cuvée. Malheureusement trop cher pour ce qu’elle donne.

Le représentant, très sympathique au passage, me conseille de goûter le blanc Ter Rouj’, qui mise tout sur le terroir et les terres minérales ou poussent les cannes, terres qui sont rouges, d’où l’appellation Ter Rouj’ de ce blanc.
Oui, c’est bon, encore une fois, une nouvelle bonne surprise de La Mauny, on court dans le champ de canne au nez, en bouche, je retrouve bien le côté minéral, mais les 45% ne lui font pas honneur, il manque le petit coup de watts supplémentaire pour dévoiler tout le potentiel de ce blanc… À quand la version 50 % ?

Sur ces bonnes découvertes, je m’en vais renifler le stand à côté. Ferroni, Guillaume Ferroni. Embouteilleur Marseillais, a qui l’on doit en grande partie la mise en place de ce Rhum Fest, fais de plus en plus parler de lui, et il fallait que je fasse un grand stop à son stand.

Me voici dans la première partie du stand, avec les blancs , un agricole et un mélasse. Ils ont tous deux reposés en Dames Jeanne avant d’être embouteillés.

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Pour les informations de la provenance, le mélasse est un assemblage de blanc venant de l’île Maurice (Distillerie Oxenham) et de… Martinique (Baie du galion et Le Simon) étonnant de retrouver du martiniquais dans un blanc de mélasse.
Dans tous les cas, il ma agréablement surpris, il est frais avec une pointe d’olive en fin de bouche, sans amertume et bien fait.
Pour le blanc agricole, on est encore une fois sur l’île Maurice, mais de chez Chamarel. Il titre à 57%, moins surpris par celui ci, il reste très bon, mais dans les clous d’un agricole.
Bon, et de l’autre coté du stand, on retrouve les vieux, et je me concentre sur la gamme “brut de fûts” , 4 rhums sont proposés ici :

  • Barbades 2007 57,6 % , de chez Foursquare , finit en fut de Rasteau dans les chais de Ferroni
  • Belize 2007  61% de chez Travelers , finit en fut de Cognac , toujours chez Ferroni
  • Jamaique 2010 63,4% de Worthy Park , finit en fut de whisky RYE
  • Guadeloupe 1998 56,5% de Bellevue (?) finit en fut de Rasteau , oui la représentante n’a pas su me dire avec certitude si c’est l’habitation Bellevue ou Bellevue de grande terre, donc Damoiseau, mais mon petit doigt m’assure que c’est un Damoiseau car bon nombre d’embouteilleurs indépendant ont sorti ce millésime 1998 de chez eux.

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Alors ça donne quoi ?

Je trouve que c’est une superbe gamme et un très beau travail de sélection et de finition par Ferroni. Le Barbades, c’est simple , c’est un pur Foursquare, si vous avez aimé le Foursquare 2004 officiel, vous allez adoré la sélection Ferroni, est ce qu’il surpasserait le Foursquare 2006 Velier ? Non MAIS on s’en rapproche, et pour le prix dérisoire du Ferroni (une cinquantaine d’euros), je pense qu’il passe grand vainqueur du trio 🙂

Le Belize maintenant, on ce rapproche aussi du Belize de Compagnie des indes, un des tout premiers, qui titrait à 64% pour un 8 ans , on s’en approche donc de très prêt, et c’est superbe, rond et chaleureux, il nous prend par la main pour nous réchauffer le cœur, j’adore !

Bon, Jamaïque, je ne suis toujours pas fan de ce style, et la finition en fut de whisky n’arrange pas grand chose pour moi, on reste sur cette impression ou a la fin du verre, on a reçu un coup de dreadlock sur la tête, ça ne m’inspire pas, mais je sais que ça plait à énormément d’amateurs, alors faites vous plaisir !

Et ce Guadeloupe alors ? Pour moi et après dégustation, c’est zéro doute, c’est un DAMOISEAU, on ressent le boisé et le bouquet d’épices si propre à la marque, personnellement, je suis pas fan, mais ça plait à d’autres.

Au final, je salue la belle sélection de Guillaume Ferroni et de son travail. Les finitions n’écrasent pas les arômes si propres à chaque distilleries et la sélection des fûts est très bonne. Un bel embouteilleur à surveiller de près, et qui n’explose pas les prix !

On reste chez les embouteilleurs indépendants avec Mezan et leur nouvelle gamme. Bon autant le dire de suite, je n’ai pas tout goûté, et je me suis juste permis un Caroni 1996 (un grand millésime pour les versions Velier).

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La réduction à 40% et le vieillissement continental effrite considérablement ce grand nom, on retrouve tout un coté herbacé et médicinale auquel je n’accroche pas, avec une longueur quasi inexistante…

Bon, après tout ça, mes papilles commencent à ne plus répondre et je vais me finir sur deux blancs que je voulais absolument goûter.

Je commence par Mana’o, un rhum tahitien, 100 % rhum bio (et ils sont que deux au monde à pouvoir le revendiquer à l’heure actuelle), titrant à 50 %, le nez est enchanteur, on ferme les yeux et on ce retrouve à courir dans les champs de canne, à la croquer à pleine dents et en sentir les effluves délicates de la canne…

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Mais la bouche me fait redescendre sur terre plus vite que prévu, et un gout assez âpre vient me frotter le palais, et me détruit mon expérience, mince alors, j’étais parti si haut que la chute est sévère, c’est dommage et je ne sais pas l’expliquer, je passe mon tour.

Bon, quoi de mieux que de finir sur quelque chose de 100% français ?
Alors cocorico et dirigeons nous vers le dernier stand (pour moi et mes papilles), celui de Toucan, rhum blanc de Guyane française, distillé chez la Distillerie Saint-Maurice Saint-Laurent-du-Maroni, la distillerie qui produit La Belle Cabresse.

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Le rhum est ensuite importé en métropole, on la réduction jusqu’à 50% et le travail d’affinage sera réalisé dans le Gers.

Bon, et alors, c’est vraiment différent d’une Belle Cabresse ? Et bien oui, le jus de base est le même, mais pour moi, Toucan a ce truc en plus, de la fraîcheur et du fruité, la Belle Cabresse avait déjà une belle place chez les blancs pour moi, Toucan vient de le surpasser, un joli travail de notre couple du Gers.

Voilà, j’arrive à la fin de ma journée, je ne peux pas dire que je sois déçu de cette édition, elle présage du bon pour l’avenir et j’ai fait des découvertes intéressantes, mais les grands absents pour moi (HSE, JM, Neisson, Velier, Karukera, Chantal Comte, Compagnie des Indes) est un peu (beaucoup) rageant et c’est une ombre au tableau, mais devant la belle influence , la deuxième édition (confirmé par Cyrille Hugon, un des organisateurs)  devrait être plus grande et répondre à ce manque.

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Alors , a l’année prochaine !

 

 

 

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Alexandre Bertoldo

Co-Fondateur du Rhum Club Francophone, amateur de rhums de longue date, toujours à la recherche de nouveautés et de transparence dans le monde opaque du rhum.

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